Découverte cinéphile : Mommy (et la nouvelle affiche de Minuscule Motion)

Mommy c’était le film évènement à avoir vu en 2014. Xavier Dolan raflait le prix du jury à Cannes et soudain la France découvrait ce cinéaste québécois avec sa gueule d’ange et son style si particulier, avec lequel il faut le dire, on accroche… ou pas.

Les Minuscules pour le coup, elles n’avaient pas attendu Cannes pour accrocher.

Mommy c’est donc l’histoire d’une quadra un peu spéciale, d’un niveau social qui compte sur la débrouille, veuve, et qui se retrouve à nouveau à charge de son fils de quinze ans, tout droit sorti d’une institution pour psychotiques qui ne veut plus de lui. Spécial aussi le fiston. Le film tourne autour de la relation mère-fils, un thème que Dolan affectionne visiblement. On entre donc dans une tranche de vie de cette histoire en « je-t’aime-moi-non-plus », entre amour, violence, malaise et moments de poésie. Le tout agrémenté d’une voisine qui vient leur donner un coup de main à trouver l’équilibre mais qui a visiblement sa part de problèmes à régler aussi.

Le film dérange et fait sourire. Au final, oui, on aime. Il est clair qu’on est loin du film d’action, les films de Dolan sont parfois un peu long pour ceux qui ne s’arrêtent pas à la recherche de poésie. Cette poésie là est parfois un peu crue, violente, mais elle est franchement touchante et là où pour moi Dolan touche au génie c’est dans la photographie (au cinéma la photographie c’est disons le rendu de l’image). Ce qu’on voit à l’écran c’est beau. En couleur, en ton, en plan, en cadre, l’image vient clairement appuyer l’histoire et le tout forme quelque chose qui dépasse la cohérence pour connecter l’œil au système de pilosité (pour quand ça se dresse sur les bras quand ça touche).

Reste que Mommy est vraiment un bon film, que c’est toujours plaisant d’exercer son oreille à l’accent québécois, mais que les Minuscules gardent en commun accord un favoris différent pour le cinéaste. Le coup de cœur non-détrôné c’est encore et toujours Les Amours Imaginaires, à découvrir d’urgence pour ceux qui avaient soudainement pris conscience de l’ovni Dolan avec Mommy.

Encore une histoire de sentiments et de lutte, entre deux amis cette fois, qui s’acharnent à se prendre d’affection pour le même garçon d’une façon qui va tourner autour de l’obsession passionnelle. Chapeau bas pour un réalisateur qui touche un peu au magicien (quand on fait pleuvoir des marshmallows le titre devient évident…) !

Pour les affiches rendez-vous ici pour Mommy et pour Les Amour Imaginaires

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